Djamila, 36 ans
Djamila est travailleuse sociale dans une association d'aide aux femmes. Séparée, en reconstruction, un fils (adam, 6 ans).
Parcours de Djamila
Comprendre le stress post-traumatique complexe (C-PTSD) lors d'un deuil
Pendant qu'Adam, 6 ans, dort dans la chambre d'à côté, Djamila tourne en rond dans l'appartement qu'elle a reconstruit seule après avoir quitté son ex-conjoint manipulateur Samir. La disparition de sa grand-mère il y a trois mois ravive des traumatismes empilés que son corps n'a jamais digérés.
Djamila prend conscience d'un schéma répétitif qui s'active dans cette situation. Malgré son côté combative, elle commence à identifier les déclencheurs et à envisager d'autres façons de réagir.
Méfiance et abus en amitié : comprendre ses schémas profonds
Lors d'un déjeuner dans une brasserie, Djamila réagit avec froideur et suspicion lorsqu'Amina, sa collègue et amie, lui propose de l'aider avec un dossier professionnel. Ce geste déclenche chez elle un réflexe de survie lié à son passé de femme victime de manipulations sous l'emprise de son ex-conjoint, Samir.
Djamila identifie ses pensées comme des réflexes de survie issus d'un stress post-traumatique complexe, prenant conscience que son 'armure de glace' l'isole et l'empêche d'accepter le soutien dont elle a besoin.
Gaslighting et manipulation au travail : comment les repérer ?
Alors qu'elle reçoit une bénéficiaire victime de violences, Djamila est brusquement interrompue par son coordinateur Antoine. Ce dernier tente de la déstabiliser en affirmant faussement l'avoir prévenue de son passage, provoquant chez elle un malaise et un doute profond sur sa propre perception.
Djamila prend conscience que sa vulnérabilité actuelle est un mélange entre son hypervigilance héritée de son ex-conjoint Samir et une possible manipulation réelle de la part d'Antoine. Elle commence à appliquer les outils d'analyse du Dr Martin pour distinguer les traumatismes passés des agressions présentes.
Biais de confirmation en situation de conflit : comment il vous piège
Lors d'une réunion le 24 mars 2026, Djamila entre en conflit avec son coordinateur Antoine au sujet du signalement d'une bénéficiaire. Elle réalise que son esprit sélectionne uniquement les indices hostiles chez lui pour confirmer son sentiment de mise à l'épreuve.
Djamila identifie concrètement son biais de confirmation, comprenant que son passé traumatique avec Samir active une hypervigilance qui transforme des détails neutres en preuves de manipulation.
Surmonter le sentiment d'injustice en situation de conflit
Djamila se trouve dans les bureaux de son association pour défendre le dossier de relogement d'une famille face à Antoine, son coordinateur. L'indifférence de ce dernier, qui l'ignore en consultant son téléphone, déclenche chez elle un profond sentiment d'injustice et réactive les traumatismes liés au mépris de son ex-conjoint, Samir.
Djamila prend conscience que sa colère actuelle est amplifiée par son passé de victimisation et son hypervigilance. Elle parvient à identifier que son sentiment d'injustice active des mécanismes de défense anciens, comme la rumination et le besoin de réparation, tout en essayant de ne pas basculer dans l'explosion verbale.
Le trauma bonding en amitié : comprendre cet attachement
Djamila reçoit une invitation d'Amina pour un week-end à la mer, mais ressent une méfiance et un malaise inattendus face à cette proposition bienveillante. Elle réalise que le calme de cette amitié saine l'angoisse, car son système nerveux est encore marqué par les cycles de violence et de réconciliation vécus avec son ex-compagnon, Samir.
Djamila identifie son attachement traumatique (trauma bonding) et comprend que son cerveau confond l'intensité du conflit avec la réalité du lien affectif. Elle prend conscience qu'elle doit nommer ce besoin inconscient de souffrance pour réussir à accepter la stabilité relationnelle.